» 1900 -Golf aux Jeux olympiques

1904-olympic-golf-trophy-Golf tenue

Les épreuves de golf des Jeux olympiques d’été de 1900 ont lieu du 3 octobre au 4 octobre 1900 au sein de la Société de Sport de Compiègne en France (rapport officiel, pages 77-80).

La ville de Paris est choisie comme ville hôte pour les Jeux de l’IIe Olympiade lors de la première Session du Comité International Olympique le 23 juin 1894 à Paris.
Président du comité d’organisation des Jeux Olympiques (COJO)
L’organisation de ces IIèmes Jeux modernes se révèle un défi administratif et politique ardu. En effet, ces Jeux se déroulent dans le cadre des Concours internationaux d’exercices physiques et de sports de l’Exposition universelle de 1900, si bien que les épreuves olympiques se perdent parmi ces concours.
De profonds différents opposent Pierre de Coubertin au comité organisateur des Concours
internationaux d’exercices physiques et de sports.

Il décide alors de nommer un comité privé présidé par Charles de la Rochefoucauld.

Après la démission de ce dernier, Daniel Mérillon reprend la charge du comité.
Les Jeux Olympiques de Paris se déroulent du 14 mai au 28 octobre 1900.

Comme les compétitions olympiques ne sont pas distinguées des compétitions sportives ordinaires, il est difficile de déterminer le nombre exact d’athlètes participants aux Jeux Olympiques.

Le CIO estime à 997 le nombre d’athlètes connus, dont 975 hommes et 22 femmes, provenant de 24 nations (CNO) différentes qui participent aux 19 sports, 95 épreuves et autres activités culturelles des Jeux Olympiques de Paris.
Il n’y a aucune ouverture officielle des Jeux de la IIème Olympiade, l’événement se confondant avec les Concours internationaux d’exercices physiques et de sports et l’Exposition universelle.

Trois épreuves figuraient au programme :

2 masculines et 1 féminine. Chacune se déroulait sous la forme d’un tournoi.

Liste des épreuves :

  • Tournoi masculin (Grand Prix de l’Exposition de 1900)
  • Tournoi féminin (Prix de la ville de Compiègne)
  • Était également organisé un Handicap des hommes amateurs (non retenu ultérieurement par le CIO), remporté par l’américain Albert Bond Lambert (le français Pierre Deschamps du Golf de Paris terminant second (et 10e du Grand Prix), l’américain Arthur Lord troisième)
  • paris_1900 golfle golf jeux olympiques

Podiums :

Catégorie Or Argent Bronze
Hommes Drapeau des États-Unis Charles Sands (USA) (de New York; 36 trous en 167 coups) Drapeau de Grande-Bretagne Walter Rutherford (GBR) Drapeau de Grande-Bretagne David Robertson (GBR)
Femmes Drapeau des États-Unis Margaret Abbott (USA) (de Chicago) Drapeau des États-Unis Pauline Whittier (USA) Drapeau des États-Unis Daria Pratt (USA)

Nations participantes :

Tableau des médailles :

Rang Nation Or Argent Bronze Total
1 Drapeau des États-Unis États-Unis 2 1 1 4
2 Drapeau de Grande-Bretagne Grande-Bretagne 0 1 1 2

Résultats – Tournoi masculin :

Classement Nom Round 1 Round 2 Total
1 Drapeau des États-Unis Charles Sands (USA) 82 85 167
2 Drapeau de Grande-Bretagne Walter Rutherford (GBR) Inconnu 168
3 Drapeau de Grande-Bretagne David Robertson (GBR) Inconnu 175
4 Drapeau des États-Unis Frederick Taylor (USA) Inconnu 182
5 Drapeau de France H. E. Daunt (FRA) Inconnu 184
6 Drapeau de Grande-Bretagne George Thorne (GBR) Inconnu 185
7 Drapeau de Grande-Bretagne William Dove (GBR) Inconnu 186
8 Drapeau des États-Unis Albert Lambert (USA) 94 95 189
9 Drapeau de France Arthur Lord (FRA) Inconnu 221
10 Drapeau de France Pierre Deschamps (FRA) Inconnu 231
11 Drapeau de Grèce Alexandros Mercati (GRE) Inconnu 246
12 Drapeau de France Van de Wynckélé (FRA) Inconnu 252

Résultats – Tournoi féminin :

Classement Nom Score
1 Drapeau des États-Unis Margaret Abbott (USA) 47
2 Drapeau des États-Unis Pauline Whittier (USA) 49
3 Drapeau des États-Unis Daria Pratt (USA) 53
4 Drapeau de France Mme Froment-Meurice (FRA) 56
5 Drapeau des États-Unis Ellen Ridgway (USA) 57
6 Drapeau de France Mme Fournier-Sarvolèze (FRA) 58
7 Drapeau des États-Unis Mary Abbott (USA) 65
Drapeau de France Baronne Fain (FRA) 65
9 Drapeau de France Mme Gelbert (FRA) 76
10 Drapeau de France A. Brun (FRA) 80

Disputé depuis le XVe siècle, la dernière participation du golf au programme olympique date de 1904, lors des Jeux de Saint-Louis, dans l´état américain de Missouri.

À cette occasion, les États-Unis et le Canada sont les seuls pays à représenter le sport.

Plus de cent ans plus tard, le sport sera de nouveau présent aux Jeux Olympiques de 2016 à Rio de Janeiro. Illustrant la popularité acquise par le sport sur le plan mondial depuis 1904, pas moins de 30 pays de tous les continents participeront aux tournois masculin et féminin.

Le circuit doit avoir 72 trous en stroke- play. Le joueur qui réalise le plus petit nombre de coups remporte le tournoi. En cas d’égalité, une ronde éliminatoire de trois trous est jouée pour départager les joueurs dans la dispute pour l’or, l’argent et le bronze.

1904 olympics golf

Les Jeux olympiques d’été de 1904,

Villes candidates :
En 1901, le CIO choisit la ville de Chicago pour accueillir les Jeux de la IIIème Olympiade. Saint-Louis,
dont l’Exposition prévue en 1903 a été reportée à 1904, dépose ensuite sa candidature car elle
souhaite, à l’instar de Paris, présenter simultanément des compétitions sportives et une exposition universelle. Le transfert en faveur de Saint-Louis est voté en 1902.
Président du comité d’organisation des Jeux Olympiques (COJO)
Le comité organisateur est présidé par James E. Sullivan, chef du département de la culture physique de l’Exposition.
Dates et nombre d’athlètes
Les Jeux Olympiques de Saint-Louis se déroulent à l’occasion de l’Exposition universelle du 01 juillet
au 23 novembre 1904. 651 athlètes, dont 645 hommes et 6 femmes, provenant de 12 nations (CNO) différentes participent aux 15 sports et 91 épreuves des Jeux Olympiques de Saint-Louis.
Ouverture
L’ouverture officielle des Jeux de la IIIème Olympiade coïncide avec l’ouverture de l’Exposition universelle, prononcée par David Francis, président de la Louisiana Purchase Exposition (Exposition universelle de 1904) le 15 août 1904.

Jeux de la 3e Olympiade de l’ère moderne, ont été célébrés à  Saint-Louis, aux États-Unis.

Sommaire :

  • Villes candidates :
  • Chicago (Drapeau des États-Unis États-Unis), Illinois. (c’est Chicago qui avait été choisie au départ mais il fut décidé du transfert à Saint-Louis à la suite d’un vote de 14 voix pour et 2 contre pour coupler l’événement des Jeux à l’exposition universelle).
  • Construction d’un stade de 15 000 places qui était quasi vide durant les compétitions.
  • Comme à Paris, ces Jeux olympiques sont couplés avec une exposition universelle, en l’occurrence celle célébrant le centenaire de la vente par la France de la Louisiane aux États-Unis (Louisiana Purchase, officialisé en mars 1804 à Saint-Louis).

Faits marquants :

  • Ils furent les premiers au cours desquels les médailles d’or, d’argent et de bronze furent attribuées pour la première, deuxième et troisième place.
  • Sur 94 compétitions, 52 furent uniquement disputées par des athlètes américains. Soit plus de la moitié des épreuves. Les Américains raflent 85 % de toutes les médailles.
  • Dans certaines compétitions, parce qu’il n’y avait aucun athlète non-américain, ces épreuves firent aussi office de Championnat national américain.
  • La boxe et la lutte de style libre y firent leurs débuts.
  • Absence officielle des athlètes français et britanniques.
  • L’athlète français, Albert Corey, médaille d’argent du marathon, est engagé à titre individuel en tant que résident américain.
  • Les coureurs du marathon Len Tau et Jan Mashiani furent les premiers participants africains à des Jeux olympiques.
  • Durant le marathon, Thomas Hicks reçut deux injections de strychnine et se désaltéra au cognac. Il franchit la ligne deuxième, en titubant, mais fut déclaré vainqueur après la disqualification de Fred Lorz qui avait couvert une partie de l’épreuve en voiture.
  • Des « journées anthropologiques », compétitions à caractère raciste réservées « aux représentants des tribus sauvages et non civilisées » furent organisées. Geronimo y participa.Pierre de Coubertin s’opposa à « cette mascarade outrageante » qui, ajoute-t-il, « se dépouillera naturellement de ses oripeaux, lorsque ces Noirs, ces Rouges, ces Jaunes apprendront à courir, à sauter, à lancer et laisseront les Blancs derrière eux. » in Pierre de Coubertin, Mémoires olympiques, Comité international olympique, Lausanne, 1931.

Héros des jeux :

  • L’un des athlètes les plus remarquables fut le gymnaste américain George Eyser qui décrocha six médailles avec une jambe de bois.

Nations participantes :

Treize nations seulement ont participé aux Jeux olympiques de Saint-Louis.

Le cas de la participation de la France porte à contestation car le Comité olympique français n’a pas envoyé d’athlètes à ces Jeux, il en va de même pour l’Italie représentée par le cycliste Frank Bizzoni qui vivait aux États-Unis depuis quelques mois.

Albert Corey, résident américain de nationalité française est inscrit à titre individuel et sa médaille d’argent sera comptabilisée en faveur d’une équipe mixte.

Deux Norvégiens et un ressortissant de Terre-Neuve qui ne faisait pas alors partie du Canada, ont également participé. 523 athlètes sur 651 sont Américains.

Les 12 délégations participantes
(le nombre d’engagés est indiqué entre parenthèses)
Afrique Amériques Europe Océanie
1 pays 3 pays 7 pays 1 pays

Podiums 1904 Golf :

Catégorie Or Argent Bronze
Individuel Drapeau du Canada George Lyon (CAN) Drapeau des États-Unis Chandler Egan (USA) Drapeau des États-Unis Burt McKinnie (USA)


Drapeau des États-Unis Francis Newton (USA)

Par équipe Drapeau : États-Unis États-Unis
Western Golf Association


Edward Cummins
Kenneth Edwards
Chandler Egan
Walter Egan
Robert Hunter
Nathaniel Moore
Mason Phelps
Daniel Sawyer
Clement Smoot
Warren Wood

Drapeau : États-Unis États-Unis
Trans-Mississippi Golf Association


John Cady
Albert Lambert
John Maxwell
Burt McKinnie
Ralph McKittrick
Francis Newton
Henry Potter
Frederick Semple
Stuart Stickney
William Stickney

Drapeau : États-Unis États-Unis
United States Golf Association


Douglass Cadwallader
Jesse Carleton
Harold Fraser
Arthur Hussey
Orus Jones
Allen Lard
George Oliver
Simeon Price
John Rahm
Harold Weber

Jeux Olympiques

Le Comité International Olympique a voté oui au retour du golf au programme des Jeux Olympiques à Rio de Janeiro en 2016.

Une nouvelle ère s’ouvre…

Résultat du vote, 63 voix pour et 27 contre, le golf fait son retour aux JO après de longues années d’absence.

Georges Barbaret, Président de la FFGolf :

« Le résultat de ce vote c’est la reconnaissance que le golf est une discipline sportive à part entière. Le golf sort enfin du ghetto où il était confiné depuis tant d’années, c’est un bouleversement majeur pour le golf, au niveau mondial, au niveau français.
C’est aussi la reconnaissance d’un travail de longue haleine qui a été mené entre autre par l’Europe du Sud, l’Espagne et la France principalement, par les présidents successifs de leurs fédérations, par nos anciens ministres, Guy Drut, Jean-françois Lamour. Notre fédération a tout lieu d’être fière aujourd’hui de son investissement dans cette croisade.
Le premier coup de fil que j’ai reçu aujourd’hui émanait de l’Elysée, de Sophie Dion, conseiller aux sports auprès du Président de la République. Elle exprimait sa satisfaction sur le résultat du vote, et m’annonçait dans la foulée que le courrier du Président en soutien à notre candidature pour la Ryder Cup suivait…
C’est donc une dynamique extraordinaire qui se met en place pour le golf en France, avec des moyens humains et financiers revus à la hausse, et un nouveau challenge sportif pour tous – participer aux JO. Les effets sur la jeunesse, sur le développement de notre sport, ne vont pas tarder… »

Gwladys Nocera, n°1 française, n°1 européenne en 2008 :
« C’est fantastique ! Pour les jeunes cela va être un formidable moteur, pour les moins jeunes, une formidable motivation à rester au plus haut niveau pour en être ! La médaille olympique est le plus beau des trophées pour un champion sportif. Nous sommes à quelques minutes de l’annonce des résultats du vote, on réalise doucement, la conscience de l’enjeu va petit à petit grossir dans l’esprit de tous…. »

Thomas Levet, n°1 français :
« C’est énorme, fantastique ! Les JO en 2016, peut-être la Ryder Cup en 2018, c’est un turbot fantastique pour le golf français. Pour les jeunes qui vont attaquer leur carrière pro, pour les anciens comme moi, qui vont courir après cet enjeu suprême, c’est tout simplement énorme ce qui s’est passé aujourd’hui ! »

Christophe Muniesa, DTN, Directeur exécutif de la FFGolf :
« Une phrase résume tout ce que représente ce vote : le Comité International Olympique reconnait le golf comme un sport ! C’est une longue bataille qui s’achève, et il aura fallu que les grandes stars du golf planétaire s’impliquent, Tiger Woods, Phil Mickeslon d’un côté, Lorena Ochoa et Annika Sorenstam de l’autre. Sans oublier le caractère international du soutien avec KJ Choi pour l’Asie ou Ernie Els pour le continent africain. Une nouvelle ère s’ouvre pour le golf en général, et pour le golf français… »

Maïtena Delamontagne, DTN adjointe :
« C’est assurément un grand jour pour l’histoire du golf, pour ce sport qui est l’un des plus pratiqués au monde. En devenant sport olympique, le golf se met en phase avec les statistiques de pratique et modifie définitivement son image. Et pour notre fédération, c’est une nouvelle légitimité, face aux autres disciplines, et vis à vis de nos institutions, de notre Ministere de tutelle. Nos ligues, nos comités départementaux, nos clubs, toute la filière française en profitera. La fédération avait déjà mis au coeur de ses projets de placer des joueurs et des joueuses dans le Top 50 mondial, le vote d’aujourd’hui confirme la pertinence du projet… »

De mercredi 7 à vendredi 9 octobre, la 121ème session du CIO se réunissait à Copenhague pour élire ses membres et son Président (ré élection de Jacques Rogge) et prendre une décision sur les sports qui seront  au programme des Jeux de 2016 à Rio de Janeiro, avec deux aspirants, le golf et le rugby à VII,  issus de la présentation de sept sports en juin dernier, le baseball, le golf, le karate, les sports de roller, le rugby à VII, le softball et le squash.

Le golf et le rugby avaient été retenus par la commission exécutive du CIO « pour la valeur ajoutée qu’ils apportent au sport ».
Le golf avait dès lors reçu l’appui de nos champions, Tiger Woods : « J’espère que le golf va être accepté comme sport olympique. Cela fait longtemps qu’il le mérite car c’est vraiment un sport universel. », la Suédoise Annika Sorenstam, ex-numéro un mondiale, et l’Ecossais Colin Montgomerie.

Ce vendredi 9 octobre, l »Irlandais Padraig Harrington, la Norvégienne Suzann Pettersen, l’Américaine Michelle Wie et le jeune italien vainqueur du British Amateur Matteo Manassero, ont présenté avec brio la candidature du golf ce vendredi 9 octobre, aux côtés de Ty Votaw, Directeur exécutif du Comité Olympique Golf, et de Peter Dawson, directeur du Royal & Ancient, et secretaire adjoint de la Féderation internationale de golf.

Le format de jeu prévu est de 72 trous stroke play, 60 joueuses, 60 joueurs. Le Top 15 mondial de chaque se qualifiant automatiquement.

+ de 100 après…
Olympique pour la première fois lors des jeux de l’exposition universelle de 1900 à Paris, jeux qui célébraient la renaissance des jeux modernes à l’initiative du Français Pierre de Coubertin, avec la première participation des femmes… et du rugby !
En 1904, à Saint-Louis, le golf est encore au programme, puis, s’en suivit plus d’un siècle de disette.
2003, création de l’International Golf Federation, la longue bataille pour le retour du golf démarrait.
Le président de la fédération française de golf, Claude Roger Cartier (1981-1997) sera membre du Comité Olympique, le président Philippe Martin (1997-2005) poursuivra la lutte, reprise par Georges Barbaret depuis son arrivée à la tête de la fédétation en 2005 qui poursuivait le combat, jusqu’à ce 9 octobre porteur de tant d’espoir.

Patricia Coulange

Après 112 ans d’absence aux JO, le golf réintègre le programme olympique à Rio en 2016, ce qui devrait contribuer à améliorer l’image de ce sport, victime d’idées reçues plutôt persistantes…

1 Ce n’est pas un sport ! FAUX

« Un 18 trous représente au minimum 6 kilomètres de marche et un nombre incalculable de rotations et de lancers. C’est d’autant plus physique si le parcours est semi-vallonné »,détaille le docteur Olivier Rouillon, médecin de l’équipe de France de golf. « Il faut alors aligner du souffle, du rythme et de l’endurance pour une dépense minimale de 1.800 calories. » Ce qui n’est pas à la portée du premier citadin non entraîné…

2 Elitiste ? VRAI et FAUX

En France, seuls 175 parcours (sur 700) sont des clubs privés, parmi lesquels les trois « Saints » (Saint-Cloud, Saint-Nom-la-Bretèche, Saint-Germain) dont les membres appartiennent exclusivement au gotha des affaires et de la politique. Selon les époques se croisaient sur ces greens Jean-Marie Messier (Vivendi), Gérard Pélisson (Accor), Jérôme Seydoux (Pathé) Daniel Bouton (Société Générale), David de Rothschild, André Rousselet (Canal+), Dominique de Villepin, Eric Woerth, etc. Les 525 autres parcours sont publics ou semi-publics, « construits pour la plupart sur des surfaces foncières publiques, éligibles au subventionnement de l’Etat ou des collectivités territoriales », précise Christophe Muniesa, directeur exécutif de la Fédération française de golf (FFgolf).

3 Ruineux ? FAUX

Hormis les clubs centenaires cités ci-dessus, dont les droits d’entrée frôlent les 10.000 euros annuels, un abonnement sur un parcours public, offrant le droit de jouer tous les jours sans mettre la main au portefeuille, s’élève en moyenne à 1.000 euros par adulte, 200 pour un enfant. Moins cher qu’une quinzaine de ski…

4 Loisir de Narcisse ? FAUX

Le challenge consistant à améliorer son index seul face à la petite balle blanche reste indéniablement l’attrait de ce sport, mais il n’est pas le seul : « Le golf est un puissant vecteur de convivialité. Ce sont souvent des amis qui vous initient et vous attirent dans un club, qui devient dès lors un lieu de sociabilisation », observe Dominique Latouche, président de l’Association des radiologues golfeurs. « Pour nombre de professionnels très investis dans leur métier, ce sport est une lucarne sur le monde ne serait-ce qu’à travers les compétitions et les voyages proposés », insiste ce passionné.

5 Sport de vieux ? VRAI

« Il n’y a aucun facteur limitant la pratique du golf, on peut y jouer jusqu’au terme de son existence, y compris avec une prothèse de hanche ou de l’arthrose », éclaire le docteur Olivier Rouillon, spécialiste des pathologies du golf à l’Hôtel-Dieu à Paris. Une étude scientifique suédoise a même prouvé que ce sport augmente l’espérance de vie de cinq ans : « Sa pratique accroît la proprioception, c’est-à-dire le sens de l’équilibre, et ralentit le vieillissement cérébral, la visualisation d’une ligne de putt stimulant certaines zones du cerveau. »Autre bénéfice notoire, validé par des études internationales entre groupes de population comparables, « le golf réduit sensiblement les risques d’hypertension et de maladies cardio-vasculaires grâce à la pratique régulière de la marche ».

6 Nocif pour le dos ? FAUX

« Le golf révèle les problèmes de dos en cas de posture défectueuse, mais il n’est pas responsable des usures du temps caractéristiques des bipèdes présentant des disques intervertébraux », répond le docteur Olivier Rouillon. Le golf peut même se pratiquer après une opération du dos, à condition de s’échauffer, de s’entraîner et de ne pas se lancer dans les torsions caractéristiques des grands champions.

7 Polluant ? VRAI et FAUX

La sévérité des réglementations nationales et européennes en matière de produits phytosanitaires a peu à peu contraint les acteurs de la filière à améliorer leurs pratiques. « Un jardinier sait faire aujourd’hui sans intrants externes, c’est-à-dire avec un impact environnemental proche de zéro », témoigne Yannick Le Hec, surintendant du golf d’Evian, situé au-dessus des zones de captage d’eau minérale. Au bord du lac Léman, outre le choix d’espèces végétales adaptées au climat et aux sols locaux, il travaille avec la vie microbienne : « Lorsque la nature s’autorégule d’elle-même, nos interventions se limitent à traiter en cas de virus à doses homéopathiques. » Tous les golfs cependant ne peuvent s’offrir le nec le plus ultra du gazon « tellement dense et serré qu’il ne laisse pas de place aux mauvaises herbes, résiste à la pluie et aux amplitudes thermiques ».

8 Gaspilleur d’eau ? VRAI et FAUX

En 1992, la toute première étude sur la consommation d’eau des golfs menée par l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse révélait que les besoins en irrigation se montaient à 36 millions de mètres cubes par an, soit l’équivalent du débit… d’une ville de 500.000 habitants. Il y a quelques mois, la FFgolf a mené une contre-enquête, corrigeant le chiffre à 29 millions de mètres cubes d’eau annuels et confirmant surtout que 90 % des golfs utilisent une eau impropre à la consommation humaine (eaux souterraines, pluviales ou usées…).

En vingt ans, les « surarroseurs » ont donc pris des mesures d’économie d’une ressource devenue entre-temps rare et onéreuse. « Outre les systèmes de drainage et d’irrigation performants, il existe aujourd’hui des sondes ultrasensibles pour apprécier l’évapotranspiration et le taux d’humidité des sols, et doser l’arrosage en fonction des prévisions météo locales », détaille Yannick Le Hec. Investir dans des installations performantes permettrait, selon lui, de réduire la dépense en eau de 20 à 30 %.

9 Onéreux pour la collectivité ? VRAI et FAUX

« L’investissement à forte valeur ajoutée peut être long à amortir financièrement, d’autant que le budget d’exploitation d’un 18 trous tourne autour de 1.200.000 euros par an »,approuve Christophe Muniesa qui pondère toutefois son discours en soulignant le rôle moteur d’un golf pour l’économie locale, générateur de taxe professionnelle et d’emplois. Ce type d’installation permet par ailleurs aux communes de valoriser des espaces inconstructibles : zones inondables, friches industrielles, anciennes décharges, bases militaires désaffectées, etc., en entraînant une belle valorisation des habitations avoisinantes.

Marie-Sophie Ramspacher

Francois ILLOUZ

– vice President FFGolf

Pourquoi les Français ne gagnent-ils pas ? 20 avr. 2016

Cette question me taraude depuis plusieurs années.

Il faut reconnaître que depuis Jean GARAIALDE qui a remporté entre les années 1969 et 1970 de nombreux tournois sur le circuit européen nous n’avons pas eu le bonheur de soutenir régulièrement un joueur français pour la gagne dans les derniers trous d’un tournoi.

Certes Jean Van de Velde et Thomas Levet nous ont fait vibrer chacun lors d’un British open. Victor Dubuisson, Gregory Havret, Raphaël Jacquelin, Grégory Bourdy et Julien Quesne nous ont également procuré ce bonheur, mais il est resté éphémère et sporadique.

Il y a des moments où nous rêverions d’être espagnols ou allemands et d’avoir accompagné nos champions dans la quête d’un titre du Grand chelem.

Alors pourquoi eux et pourquoi pas nous ?

La réponse n’est certainement ni unique ni évidente.

De l’extérieur, l’impression que l’on peut avoir est que nos joueurs se contentent de se procurer, au travers de leur passion, un niveau de vie suffisant.

Comme dirait Alain Souchon : c’est déjà ça.

Il manque cependant ce petit supplément d’âme pour qu’ils réalisent que le but suprême du golfeur professionnel est d’écrire son nom en lettres d’or dans le hall of fame du golf et pas seulement de gagner suffisamment d’argent pour se procurer une vie confortable.

En réalité haut niveau sportif et confort ne font pas forcément bon ménage.

Il me semble que le sportif de haut niveau pour être au sommet de sa discipline doit être intransigeant, égocentrique, travailleur, indépendant, individualiste, orgueilleux, fier, combatif, perfectionniste, hargneux voire acariâtre, rigoureux et courageux.

C’est la raison pour laquelle notamment je ne crois aucunement à des projets collectifs d’équipe professionnelle du type de celles qu’on a pu connaître ou qui continuent à fleurir de temps à autre ici ou là.

Le golf est un sport éminemment individualiste où les champions pour arriver au plus haut niveau ne doivent penser qu’à eux-mêmes. Ils doivent définir eux-mêmes leur projet personnel, s’entourer de leur équipe qui leur demeurera fidèle et propre. Ils doivent ne pas hésiter à changer leur staff quand les résultats ne sont pas au rendez-vous plutôt que de s’enfermer dans une douce routine qui si elle rassure est à l’opposé de la performance.

J’avoue être fasciné par la fidélité marquée année après année par certains professionnels à des systèmes peu performants.

Ce doit sans doute être un mal français que de compter trop souvent sur une assistance extérieure.

Cela a été observé lorsque, à l’issue de leur cursus universitaire aux États-Unis, certains joueurs plutôt que de tenter l’aventure des circuits US ont préféré rentrer en France, compter sur des invitations à jouer les tournois du Challenge Tour fournies par leurs agents ou leur fédération pour contourner la redoutable épreuve des cartes ou éviter d’avoir à s’aménager une vie solitaire dans un pays étranger.

Le courage est pourtant la qualité numéro 1 d’un athlète de haut niveau s’il veut réussir.

Ceux qui en sont dépourvus doivent regarder la réalité en face et envisager leur reconversion avec lucidité.

Ce qui est également difficilement explicable est la multiplicité des dernières journées ratées par les joueurs français lorsqu’ils sont en passe de remporter un tournoi.

Romain Wattel en a subi l’amère expérience à plusieurs reprises ; récemment Mikael LORENZO VERA a été victime de ce même syndrome et ils ne sont pas les seuls.

Quel enseignement peut-on en tirer ? Les joueurs très souvent vont masquer la réalité et ne pas s’avouer le diagnostic.

La réalité est quoi qu’ils en disent une appréhension devant la victoire, une difficulté à gérer la position de leader.

Ils se posent les mauvaises questions :

  • Comment gérer l’avance ?
  • Quelle stratégie adopter ?
  • Si je fais une mauvaise journée, de quoi vais je avoir l’air ?

Bref toutes les questions qu’ils se posent intimement, qui hantent leur nuit la veille du dernier tour et qu’ils ne se sont pourtant pas posées au cours des trois premiers tours.

Ne faut-il pas essayer de raisonner alors autrement ?

Se dire que l’objectif n’est pas de conserver l’avance, mais de rechercher au contraire à l’accroître, ne pas jouer en dedans, se dire qu’au dernier tour le par n’est plus de 72 ou 70, mais de 6 points de moins, viser les records et pas la simple victoire.

Surtout ne pas regarder les autres jouer.

La sophrologie et les techniques respiratoires ont beaucoup aidé les sportifs de haut niveau depuis des décennies.

C’est entre autres en la pratiquant que Jean-Claude Killy a remporté ses trois médailles légendaires aux Jeux Olympiques de Grenoble. 

La sophrologie ou les techniques respiratoires permettent de faire baisser la pression, le rythme cardiaque et d’anticiper la gestion du parcours la veille du dernier tour.

Le golf se prête à merveille à cette discipline.

Je suis certain que d’autres techniques existent et les joueurs seraient bien inspirés d’y travailler sérieusement individuellement dans leur coin, car s’ils ont incontestablement l’habileté technique et le potentiel de jeu, il est tout aussi indiscutable que leur maîtrise mentale ne suit pas.

Il est temps que nos champions sortent de leur torpeur, soient plus arrogant intérieurement quitte à ce que leur révolte s’extériorise ici ou là.

Qu’ils ne sacrifient pas par exemple leur participation à un tournoi pour une partie de pêche ou qu’ils ne se focalisent pas sur les performances de leur trackman au détriment du scoring qui est pourtant l’objectif primaire et néanmoins ultime ?

En cette année de retour du golf aux Jeux olympiques qu’ils rêvent d’aller Citius Altius Fortius.

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