» Academy Putting par Lionel VELLA

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Séance Technique Lionel VELLA (Figaro golf)18/10/2013Mots clés :
Séance Technique, Nicolas Allain, Julien Xanthopoulos, Hippodrome de Longchamp, Golf
L’exercice du 1/3-2/3 (1/3 en montée, 2/3 en descente) est une technique incontournable pour vous permettre de trouver le bon dosage. (Sébastien Soraino)
L’exercice du 1/3-2/3 (1/3 en montée, 2/3 en descente) est une technique incontournable pour vous permettre de trouver le bon dosage. (Sébastien Soraino)

TECHNIQUE & VIDEO –

Voici des conseils et secrets d’experts pour engranger les points et améliorer votre handicap sur les greens.

Professionnels comme amateurs sont unanimes sur le fait que le putting est un élément primordial pour améliorer sensiblement son handicap ou pour rendre une carte de scores compétitive. C’est en effet sur le green que tout se joue.

Et malgré l’apparente « facilité » de l’exercice, on s’aperçoit très souvent qu’avoir un putter en mains est tout sauf une partie de plaisir. Si, pour le professionnel, le jeu long demeure son fonds de commerce, une grosse semaine au putting lui permettra de s’immiscer dans le haut du leaderboard et il jouera très souvent la victoire finale le dernier jour. Pour le joueur amateur, compter ses putts sur 18 trous est essentiel. L’objectif raisonnable étant à l’arrivée de tourner à 36 putts par tour, soit deux putts sur chaque green. Si vous êtes en dessous, persévérez.

Vous êtes sur la bonne voie.

En revanche, si vous êtes au-dessus, il faut d’urgence perfectionner ce secteur de jeu. Pour mettre toutes les chances de votre côté, voici quelques points à maîtriser disséqués par Julien Xanthopoulos, ex-joueur du Circuit européen, et Nicolas Allain, enseignants au golf de l’Hippodrome de Longchamp (75).

Comment jouer les putts courts

Les joueurs amateurs, mais aussi parfois les joueurs professionnels, peuvent vivre un véritable enfer sur les putts­ ­apparemment anodins, positionnés entre 1 et 3 mètres du trou. Pour éviter les catastrophes, les astuces sont heureusement nombreuses.

Le point technique :

« Le critère le plus important est la direction, et ce qui influence le plus cette même direction est l’orientation de la face de club à l’impact, explique Nicolas Allain.

Là vers où celle-ci est dirigée, la balle partira. Pour y parvenir, il vous faut vérifier que vous êtes bien aligné au départ en visualisant par exemple une ligne de la balle pour vous aider. »

Le bon exercice à suivre :

« Le poussé de balle est très intéressant, poursuit Nicolas Allain.

Sur un putt de 2 mètres à plat, faites rouler la balle en direction du trou sans faire votre montée, mais juste en poussant la balle. Cet exercice vous apprendra à faire rouler cette balle droite vers le trou. Il vous apprendra aussi à maîtriser l’orientation de la face de votre putter à l’impact. »

L’erreur à ne pas commettre :

« Sur les putts courts, même si ceux-ci vous ­paraissent “donnés”, n’oubliez jamais d’effectuer deux ou trois coups d’essai.

Pour vous imprégner du ressenti et trouver le bon dosage.  N’oubliez pas non plus de toujours garder les yeux sur la balle au moment de l’impact. »

Comment jouer les putts longs

C’est l’aspect spectaculaire du putting longue distance. Quelle joie quand un putt loin d’être acquis termine finalement sa course dans le trou. Dans le jargon golfique, on appelle cela une ficelle.

Le point technique :

« Le critère le plus important ici est le dosage, souligne Nicolas Allain.

Pour obtenir cette capacité à trouver justement le bon dosage, il faut contacter et traverser la balle toujours de la même manière, en accélérant. Vous n’aurez ensuite plus qu’à trouver l’amplitude adéquate de votre montée pour faire varier la longueur de vos putts. »

Le bon exercice à suivre :

« L’exercice 1/3-2/3 est incontournable, comme il l’est également pour les putts courts, poursuit-il.

Placez 2 tees, un en arrière sur votre ligne de jeu pour limiter votre montée, et un à droite de votre ligne de jeu à la sortie, en respectant un rapport de distance de 1 tiers montée et 2 tiers traversée entre les 2 tees et la balle. »

Comment lire les pentes

C’est le casse-tête de tous les golfeurs. À choisir, on préférera toujours un putt en montée qu’un putt en descente, toujours plus aléatoire à jouer et à appréhender.
Le point technique sur les putts courts :

« Il faut toujours ressentir en premier la vitesse avec laquelle vous voulez que la balle rentre dans le trou, prévient Nicolas Allain.

Vous pourrez ensuite choisir la direction. Un putt ferme subira toujours moins l’influence de la pente qu’un putt joué en retenue. »

Le point technique sur les putts longs 

« Suivez ici l’astuce de Tom Watson, qui conseille de marcher le long de la ligne de putt et d’essayer de ressentir la pente du green sous vos pieds. En effet, instinctivement nous savons si nous sommes sur un sol plat ou pentu, et qu’elles sont ces pentes si elles sont présentes. Attention cependant à ne pas trop attaquer en descente. Sur des putts entre 70 centimètres et 3 mètres, sentir la vitesse est l’atout majeur. »

Les coups spéciaux en dehors du green

Combien de fois, dans cette situation, il nous est arrivé de jouer un coup roulé ou un chip avec la menace d’une gratte à la sortie. Il n’est pourtant pas ici déshonorant de prendre soit le putter soit un autre club avec la même finalité. Les pros n’hésitent jamais quand ce cas de figure intervient. Alors pourquoi pas vous ?

Le point technique :

« Le contact et la traversée sont cruciaux pour avoir cette capacité à bien doser,rappelle Julien Xanthopoulos. Or, l’avantage du putter est qu’il enlève une grande part de stress en vous facilitant ce contact. Vous pourrez alors vous consacrer pleinement au ressenti de la vitesse. Mais si la distance est grande ou alors le fairway mouillé ou lent, entraînez-vous à faire ce putt de l’extérieur du green avec votre hybride ou un bois de parcours. Ceux-ci vous donneront plus de puissance que le putter et donc vous aideront à passer la lenteur du fairway sans avoir besoin de taper très fort avec le putter. »
Un cas particulier :

« Il arrive parfois que votre balle vienne mourir sur le collier de rough en bord de green, ajoute Julien Xanthopoulos. Pas de panique. Prenez dans ce cas précis votre sandwedge, avec une ouverture à 60° le plus souvent et utilisez-le comme un putter en venant frapper à l’équateur de la balle. Le résultat est très souvent bluffant. »

Victor Dubuisson, dernier vainqueur français sur le Tour. (ANDREW REDINGTON/D.R)

Victor Dubuisson, dernier vainqueur français sur le Tour. (ANDREW REDINGTON/D.R)

 

On ne nait pas vainqueur

Il s’agit de la dernière pierre de l’édifice et probablement la plus difficile à mettre en place. La victoire est la conséquence de nombreuses années de dur labeur sur le terrain et de travail sur soi. On ne naît pas vainqueur, on le devient. Savoir gagner n’est pas seulement une recette sortie d’un manuel de préparation mentale, c’est souvent aussi une revanche et une victoire sur soi-même, face à ses propres difficultés ou à ses échecs. Le travail est donc long et rude et se concrétise par la quête de l’excellence. C’est, en tout cas, pour les plus grands champions, la quête de toute une vie.

L’obsession du trophée

Les joueurs y pensent en permanence, et j’ajoute que les champions ne pensent en général qu’à la victoire. Mais ils ont aussi la capacité à rester concentrés sur le jeu au coup par coup et c’est là leur grande force. C’est toute la difficulté du jeu de golf, qui est un sport lent et statique, durant lequel le joueur à tout le temps de se perdre dans la frustration des coups manqués sur le trou précédent ou des angoisses à venir sur les trous suivants.
Comment rester concentré sur le moment présent, comment jouer au coup par coup, comment se faire plaisir dans le jeu en sachant que son avenir est peut être suspendu au bord de ce trou ?
Les champions y arrivent par leur pouvoir de concentration.

Le prochain palier

Certains Français n’ont encore jamais gagnés sur le tour et d’autres doivent gagner à nouveau. Ils y travaillent en permanence car ils sont conscients qu’ils ont encore certaines barrières à franchir. Les joueurs ne peuvent se mentir lorsqu’ils sont confrontés à leurs propres limites, lorsque leur cœur bat fort, que leurs mains tremblent et qu’ils commencent à jouer pour ne pas rater. Tous les joueurs connaissent ces difficultés et dans ces moments, ils doivent être honnêtes avec eux-mêmes, les accepter et travailler dessus, sinon ils ne peuvent progresser.
C’est dans ces moments de difficultés que leur motivation de réussir doit être plus forte que leurs craintes d’échouer et leur permettre ainsi de s’affirmer. Tous nos joueurs et joueuses pro s’y préparent très bien.
« Il faut être très ambitieux, c’est le point de départ absolu du haut niveau. »

Élargir la base

Il est incontournable d’élargir notre base de pratiquants, si nous voulons aller plus haut, en développant davantage l’esprit de la gagne. Dans ce sens il faut encore faire un gros travail de démocratisation de notre sport et c’est notamment l’objectif de la FFG avec le développement des 100 petites structures et bien sûr l’organisation de la Ryder Cup en 2018. Ce n’est pas une garantie de succès.
Mais c’est une des conditions très importantes pour une meilleure détection possible et pour une formation encore plus qualitative.
Notre réussite passera par l’excellence et la finesse de notre regard dans la détection, dans l’apprentissage et la formation de nos futurs grands champions, notamment dans les trois domaines de la performance. Si nous avons conscience de ces incontournables, et si notre vision est juste et précise, rien ne sera impossible et ne nous empêchera, à l’avenir, de progresser encore.

Moins de place au talent brut

Nos joueurs français devront trouver un juste milieu entre cultiver leur différence, tout en intégrant les critères modernes du très haut niveau. En reprenant les trois points, la technique, le physique et le mental, le champion moderne, pour être au sommet, doit être au niveau optimum au moins sur ces trois paramètres. Le travail est énorme et il n’y a plus de place pour l’à peu près. Par conséquent, le talent, sous différentes formes, sera toujours un avantage, mais probablement moins déterminant qu’il ne le fut par le passé.
Cela est peut être regrettable, car il est possible qu’il soit plus rare de croiser sur les fairways de fortes personnalités atypiques ou originales dans leur style golfique, comme celles qu’on pouvait voir autrefois ! Et cela, même si par définition, le champion est unique.

Oser la réussite personnelle

C’est le prochain grand défi pour nos joueurs car particulièrement en France, nous sommes éduqués pour être un peuple plutôt social, cultivé et aimant nos valeurs de partage. A contrario, nous ne sommes pas très bien préparés pour la réussite personnelle comme par exemple aux Etats-Unis, afin de devenir des artisans de la victoire.
Alors nos joueurs français, pour réussir au plus haut niveau, devront en quelque sorte, lutter contre leur culture et leur éducation et ne jamais se fixer de limites.

L’ambition comme moteur

Il faut être très ambitieux, c’est le point de départ absolu du haut niveau. Nous ne sommes plus très loin d’y parvenir, en tout cas pour quelques uns de nos représentants. Quand nous observons les 10 premiers mondiaux hommes, ceux qui remplissent tous les critères cités, je peux vous garantir que nos meilleurs joueurs ne sont finalement pas très éloignés de leur niveau de jeu. Au rythme des progrès déjà effectués depuis quinze ans, on peut être confiants sur l’avenir du golf français.
Olivier Léglise

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