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Qui est Michel Teichet ?

Michel Teichet - Consultant Golf
  • Head Pro certifié PGA France
  • Formateur PGA France et Ministère de la Jeunesse et des Sports
  • Préparation mentale GOLF & neurosciences GOLF
  • Professeur de Golf 2° (tous niveaux)
    Diplômé d’Etat au CREPS de Montpellier
  • Formateur PGA France pour professionnels
    Coaching haut niveau amateur
  • Consultant audiovisuel Golf
  • Président PGA Provence Alpes Côte d’Azur
  • Interventions spécifiques sur les vidéos concernant le mental pour www.lj-golf-academie.com
Le mental en terrain de c’est quoi?
 

Les neurosciences pour le Golf

MICHEL TEICHET – HEAD PRO PGA·VENDREDI 11 MARS 2016https://www.facebook.com/notes/michel-teichet-head-pro-pga/les-neurosciences-pour-le-golf/1980668662157811

Au premier abord les neurosciences cela peut paraître assez complexe comme approche pour notre activité, le golf déjà si « mental ». Il n’en est rien. Les neurosciences sont tout simplement l’étude du système nerveux desquelles ressortent des observations sur nous-même extrêmement rationnelles.

En comprenant nos fonctionnements, nous sommes en mesure de mieux nous faire travailler nous-mêmes. Nous pouvons devenir coachs et en même temps assistants de nos propres progrès. Certes une autonomie complète reste illusoire mais au moins nous évitons les détours. Même si les raccourcis n’existent pas en sport, nous pouvons gagner en quelque sorte du temps.

Parmi les sujets abordés en stage ou en conférence :

Stage avec Michel Teichet.. Contact +33(0) 6 77 63 43 88.

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Quels sont les grands fonctionnements de notre cerveau ?
Comment s’appliquent ses fonctionnements au golf ?
Golf activité ouverte ou fermée pour le cerveau ?
Comment fonctionnent les émotions au golf ?
Comment apprendre « idéalement » le swing de golf ?
Comment accélérer les apprentissages nouveaux et correctifs ?
Qu’est-ce que la plasticité, notre cerveau a-t-il d’autres potentialités pour le golf ?
Qu’est-ce que les boucles du swing ?
Quel est le circuit cérébral précis des 2 secondes du swing de golf ?
Comment fonctionnent nos automatismes ?
Comment se concentrer efficacement au golf ?
Notre cerveau peut-il exécuter plusieurs taches en même temps ?
Doit-on jouer sans penser et enclencher un pilote automatique ?
Comment fonctionne le système visuel au golf ?
Comment notre cerveau gère-t-il la coordination ?
Pourquoi ne pouvons-nous pas corriger nous-mêmes nos erreurs ?
Quelles sont les parades pour atténuer la pression de la compétition ?
Comment travailler les routines de jeu ?
Comment fonctionne la visualisation ?
Comment fonctionne la mémorisation ?
Qu’est-ce l’image de son corps ?
Quels sont les bénéfices de l’imagerie ?
Qu’est-ce que la focalisation ?
Tiger Woods pratique l’algorithme pour son swing qu’est-ce que c’est ?
Quelles sont les bases de la préparation mentale dans le jeu de golf ?
Quel est le pourcentage du mental au golf ?
Les points forts du golf féminin et du golf masculin ?
Différences de visions entre les amateurs et les pros ?
Comment s’entraîner mentalement et combien de temps par semaine ?
Quelle est la « pression interne » idéale ?
Quelles sont les armes qu’utilisent les meilleurs à haut niveau et applicables à tous niveaux ?
Rôle de l’inconscient au golf ?
Comment gérer temps, espace, incertitude ?
Penser positif est-ce si bénéfique ?
Penser négatif est-il vraiment négatif ?
Point sur l’image de soi au golf..
Quels sont les « bruits » internes et externes possibles et comment les gérer ?
Quelle est l’attitude sur le parcours ?
Comment diminuer son stress au golf ?
Toutes les catégories d’erreurs et comment les gérer au golf ?
Comment notre cerveau gère-t-il efficacement le petit jeu et le putting ?
Relaxation ou activation, où et quand placer ses respirations apprises ?
Quelles sont les bases de la préparation physiques qui améliorent les connexions neuronales ?
Le cerveau et la technologie qu’en est-il ?
Les limites d’interventions des pros en préparation mentale avec leurs élèves ?
Au final pourquoi le golf est-il facile pour le cerveau ? (humour)
Applications pratiques en situation sur chaque formation.

Comment accélérer les apprentissages du swing et des coups ?

– Les différents types de mémoires

– La mise en place balistique par notre cerveau

– Les automatismes

– Quels sont les outils préinstallés en nous et comment les mettre en première ligne

– La gestion émotionnelle, mais également la gestion temporelle qui reste une des clés du succès

– L’imagerie

– La programmation des coups

– Les routines

– Les rétroactions

– Les sensations

– La concentration

– L’attitude ou la météo mentale

– Les algorithmes…et bien d’autres sujets encore que notre système nerveux aime mettre en musique.

Le swing dure deux secondes mais les neurosciences nous permettent de détailler ces deux secondes et de mieux les préparer. C’est un luxe qui de mon point de vue ne devait pas nous échapper. A ce jour en France les amateurs sont très ouverts sur le sujet. Ceux qui assistent aux conférences disent « enfin on y voit plus clair, on comprend mieux. Il est donc possible d’optimiser notre préparation ». Les Pros ont mis plus de temps à s’y intéresser.

Il est important de percevoir les neurosciences comme une compétence EN PLUS des existantes mais ne pas les envisager comme un « logiciel de remplacement ».

Se référer à la science ce n’est pas comme utiliser une préférence d’intervention pour un swing. C’est simplement sécuriser ses actions, c’est moins hésiter pour faire progresser les autres ou soi-même. Enfin beaucoup d’idées reçues sont balayées, comme par exemple « laisser jouer son inconscient » « le swing c’est naturel pas la peine de penser » « jouer avec son instinct » « on ne doit pas penser technique sur le parcours »

Toutes ces imprécisions pour ne pas dire ces sottises sont mises à la casse !

Michel Teichet – PGA France

Renseignements : +33(0) 6 77 63 43 88 happyingolf@gmail.com ®photo couv : formation Pros PGA – Neurosciences & golf à Sophia Antipolis.

Laurent Jockschies (Professeur et coach sur le LET – Ladies European Tour) :

Je connais Michel Teichet depuis bientôt 13 ans.

Durant cette période, il n’a eu de cesse de rechercher les meilleures stratégies pour faire progresser ses élèves, se tournant naturellement vers les neurosciences, jusqu’à en devenir un véritable expert.

J’ai eu la chance d’être témoin de toutes ses recherches et surtout d’assister à ses conférences qui sont un must pour les enseignants de golf à la recherche de solutions concrètes et d’efficacité.

Comment mieux apprendre, pourquoi certains exercices sont inefficaces, quelles sont les procédures à suivre pour un mental fort, Michel Teichet balaye les idées reçues et donne les bases d’un enseignement moderne : communication, pédagogie, tactique de jeu, aucun compartiment n’est épargné. Des faits très concrets au service d’une programmation efficace des gestes et des coups.

J’ai eu l’opportunité durant ces 20 dernières années d’assister aux interventions des meilleurs spécialistes mondiaux, et je n’ai jamais assisté à une formation aussi concrète et directement utile pour un professionnel de golf.”

La préparation mentale en golf est un vaste dossier que l’on peut ouvrir par plusieurs portes. Pour converger vers l’essentiel et correctement aider mes élèves je propose de commencer avec comme en préparation physique des notions générales à intégrer. Puis d’avancer en abordant des composants de plus en plus spécifiques et nécessaires aux performances de chacun. Bien entendu je ne vais pas ici réécrire un livre. Je vais simplement tenter de mettre en lumière quelques idées et terminer par ce que je pense être le plus pertinent.

D’abord comment définir le mental ?

Imaginons-nous autour d’une grande table entre passionnées de golf amateurs et pros et la question est posée :

« Michel le mental c’est vivre l’instant présent, ne pas projeter ses pensées dans le passé ou dans le futur »

« Le mental c’est la capacité à faire abstraction de tout et bien se concentrer ! »

« Le mental c’est la gestion du bon et du moins bon ! »

« Au golf le seul ennemi que l’on a c’est soi-même ! »

« Le mental c’est savoir s’adapter aux situations point barre ! »

« C’est tout ce qui se passe entre les deux oreilles mais pas la stratégie ni la tactique »

« Le mental c’est la gestion des pensées, tout ce qui n’est pas technique »

« Michel dans le golf tout est mental ! »

« Tout part du cerveau, donc des opérations cognitives liées à la perception, l’acquisition et l’utilisation des informations pertinentes »

« Le mental c’est la confiance, un sentiment de compétence, de maîtrise ! »

« La performance repose sur les qualités techniques, tactiques et physiques qui composent les trois piliers de base, et le mental en est le catalyseur »

« Mental=notion de conscience ! »

« Pas du tout le mental c’est laisser jouer son inconscient, se mettre en rapport avec la cible et laisser faire »

« Une personne qui a du mental est une personne qui arrive à sortir d’une situation difficile à gérer émotionnellement, non ? »

« Mental=détermination »

« Le mental c’est ma manière de voir les choses, et ma vision détermine mon comportement »

« Le mental c’est le coup de bras et l’entraînement »

« Il faut penser positif ! »

« Contrôle du stress, de l’attitude, visualisation »

« Analyse, décision, action ? »

« Restez zen, lucide, calme »

« Le bon golf c’est routinier»…

STOP ! Un Doliprane s’il vous plait !

Vous voyez on pourrait y passer des heures et se préparer une bonne dose de calmants…

Dans la littérature un certain Dan Millman (le guerrier pacifique) il y a quelques années lui n’y voyait rien de très bon dans le mental.

Allez on s’accroche encore un peu je cite :

« le mental est une excroissance illusoire des processus cérébraux fondamentaux. Il ressemble à une tumeur. Il comprend toutes les pensées aléatoires et incontrôlées qui, surgies du subconscient, font surface dans notre conscient comme des bulles. La conscience n’est pas le mental, l’attention n’est pas le mental. Le mental est une obstruction, une aggravation. Il s’agit d’une sorte d’erreur dans l’évolution de l’être humain, une faiblesse de base de l’expérience humaine. Pour moi le mental n’est d’aucune utilité. »

niveau-du-stress-2016Comment apprendre à mieux gérer le stress de la compétition ?

Avec les formations d’entraîneurs, d’éducateurs, avec l’avancée des recherches scientifiques, nous nous rendons compte que la gestion de l’entrainement sur les plans technique, tactique et physique est de plus en plus cohérente et complète. Il semble maintenant, que l’élément qui fait et fera de plus en plus la différence lors d’un match, d’une saison sera la gestion mentale de la dimension psychologique du match par l’éducateur, l’équipe, les joueurs.

Qui n’a pas vécu comme joueur et / ou éducateur des équipes, des joueurs excellents à l’entrainement et perdant tout moyens lors des matchs, lors de la compétition.

Ainsi, la courbe du « U inversé » de Yerkes et Dodson illustre parfaitement les effets positifs ou négatifs du stress chez le sportif et l’individu.
Les étapes pour appréhender le stress

Diagnostiquer son stress / Analyser son comportement sous pression.

Modifier sa perception de la situation / Maîtriser et garder le corps.
Anticiper et gérer le stress / Accepter, l’incertitude, l’imperfection.

La relaxation, rechercher, s’imposer de bonnes phases de sommeil, de sieste.

Réduire la consommation de café car la caféine est un excitant. arrêter de fumer, éviter les comportements addictifs.

Ne pas rester seul, échanger, partager, s’exprimer pour ne pas se renfermer sur lui.

Pratiquer des activités physiques ou d’autres activités sportives.

Relativiser, dédramatiser, ne pas tout prendre à cœur, prendre du recul.

Ne pas reporter au lendemain car le stress pourrait augmenter.

Faire un travail sur la respiration, sur son corps, fermer les yeux.

Positiver, voir les aspects positifs avant le côté négatif. Se faire plaisir

Se concentrer sur le cheminement plutôt que sur le résultat.

Le Maître Bob Rotella un des pionniers préparateur mental dans le golf parle beaucoup de l’attitude que l’on doit choisir avant d’entrer sur un parcours.

De ne pas la modifier comme on ne modifierait pas son swing toutes les 5 minutes. Puis rester cohérent et simple avec des pensées de qualité, de bon sens.

On peut aussi lister les qualités à développer pour le golf et les prendre une par une pour les améliorer à l’entrainement, ce qui n’est pas illogique non plus.

En compétition ce n’est pas la peine, la préparation s’opère d’elle-même.

Beaucoup de professionnels de golf transmettent leurs expériences toutes aussi enrichissantes les unes que les autres. Puis on fait le tri de ce qui nous manque et on l’améliore progressivement. C’est un long processus. J’en profite pour indiquer que le Pro de golf est pour moi la personne la mieux placée pour intervenir mentalement auprès des élèves, c’est une personne de terrain qui captera donc beaucoup plus facilement le ressenti des joueurs(ses).

En définitive on peut déjà affirmer que (presque) tout le monde a raison mais quel embouteillage d’idées !

De par sa nature l’activité golf implique l’acquisition d’un mental tout à fait spécifique. Le mental n’est pas le même partout. Sport individuel, avec une gestion du temps très contrastée, mais aussi de l’espace et de l’incertitude. Le golf cela change tous les jours et on ne refait jamais deux fois le même coup.

Heureusement en « grandissant » chacun à notre rythme nous avons une possibilité d’amélioration forte pour donner de meilleures réponses à cet environnement.

Ma position et mes interventions sur le mental au fil des années ont tenu compte de tous ces éléments qui ont tous leur justification, et qui révèlent soit des positions expérimentées pertinentes des uns soit des problèmes spécifiques rencontrés par d’autres.

C’est les neurosciences qui m’ont fait évoluer et stabiliser ma vision de la préparation mentale. En neurosciences on est pragmatique, on passe sous le crâne grâce à l’IRMf et on regarde ce qui se passe dans le système nerveux central. Notamment lorsqu’il réalise des mouvements. On connait nos réelles capacités de motricité simple ou élaborées et on les positionne face à l’activité golf. Puis on se concentre sur nos procédures d’entraînement pour mieux se préparer aux évènements. Quelle est la nature de notre sport et qu’est-ce qu’il nous demande de faire ? Quelle sont les challenges à atteindre, comment les atteindre ? De quoi suis-je capable et qu’est-ce qu’il me manque comme habiletés ? Les réponses ne sont pas en nous, mais les outils pour les fabriquer OUI !

C’est en ce sens que la préparation mentale doit rester concrète, pragmatique, positive.

Notre cerveau active trois grands domaines de concert :

le cognitif, l’émotionnel et le moteur.

Le bon mental est donc une bonne collaboration des trois. Il y a une dimension cognitive dans le mental au sens où le mental s’appuie sur une série d’opérations ponctuelles mais aussi sur des opérations à plus long terme comme les stratégies. Egalement, il y a une dimension affective.

C’est bien un aspect mental que de résister à une charge élevée (pression de certaines situations).

Evidemment on ne demande pas à tous nos élèves de connaître le cerveau par cœur 😉 mais un minimum de connaissances ne ferait pas de mal pour acquérir plus de clarté sur nos propres fonctionnalités.

Pourquoi ?

Parce que le constat sur le terrain c’est la perte de temps dans les progrès pour chacun. Acquérir des informations inexactes et les garder de nombreuses années avec nous comme des boulets, c’est prendre des détours vers ses objectifs et pour certains l’impossibilité d’y arriver.

Je parle de « l’intelligence sportive » cela s’apprend et se développe comme toute autre forme d’intelligence.

Si maintenant je vous disais que 90 % des personnes qui viennent me voir pour un « problème mental » ont 100 % du temps des problèmes techniques. Soit avec des incohérences majeures dans leur préparation, soit des grips en vrac et j’en passe…Oui vous avez bien lu, la plupart du temps leur problème est en fait d’origine technique !

Pas de construction solide du swing (programme moteur de base) = confiance insuffisante.

N’entendez-vous pas les gens dire « y a des jours avec et y a des jours sans » ?

Ou : « – bonne partie ! – Oui on verra bien ».

Le « on verra bien » en dit long…Ils partent sur le parcours en spectateur et non en acteur.

Les coups sur le parcours se jouent à partir de cette base automatisée. Puis ils se mémorisent dans un autre registre appelé « la mémoire procédurale ».

Peu de coups stockés c’est une mémoire faiblement chargée =peu de confiance, une capacité de programmation faible.

Le mental pour beaucoup c’est donc « simplement » la confiance en ses capacités motrices. Que l’on soit sur des parcours faciles ou techniques rien n’y changera.

Pas d’émotions au practice, émotions sur le parcours, que faut-il préparer ? 

En revanche quand les gestuelles sont sécurisées, stabilisées par l’entraînement alors l’amélioration d’autres habiletés mentales peut s’entreprendre. On parlera alors de relaxation, d’activation, de pratique mentale, d’imagerie, de gestion émotionnelle, de contrôle des distractions, de stratégie, de clarifications d’objectifs etc…

La construction mentale est propre à chacun et dans le golf des invariants mentaux doivent être identifiés, appris et entretenus. Plus le golf a été commencé tard et plus il faut faire du mental tôt.

Dans la « pratique loisir » on parlera de confiance générale, dans la « pratique compétitive » on parlera d’une préparation spécifique.

Un point commun pour les deux pratiques ?

« Les routines » Lorsqu’elles sont bien apprises et qu’on se les approprie elles s’avèrent être un bouclier remarquable aux différents bruits externes ou internes (ou à la pression). La raison est simple, notre cerveau a une limite dans sa capacité d’attention donc on s’en sert. Si je me concentre sur ma procédure j’aurais moins peur d’un obstacle.

Au final le bon mental est une personne qui s’est construit multitude de ressources disponibles pour les ressortir le moment venu au travers de procédures déjà préétablies. Et qui a déjà envisagé, visualisé beaucoup de situations possibles (avant de s’y rendre). Aussi bien des situations de jeu que des situations émotionnelles. La personne va fonctionner en « mode algorithmes » : si il se passe çà alors je ferai çà…s’il m’arrive çà alors je me comporterais ainsi etc etc… J’envisage beaucoup de possibilités comme çà je serais moins pris(e) au dépourvu, et y compris l’improbable.

Aller sur un parcours (avec des prétentions) cela ne s’improvise pas, cela se prépare.

Ces comportements préparés et automatisés deviennent une « conduite à tenir ». Cette manière de se préparer mentalement ne GARANTIT pas systématiquement les résultats escomptés mais au moins on optimise. Progresser chaque jour ainsi constitue déjà une victoire.L’entraînement mental doit représenter 5 minutes sur une séance de 90 minutes d’entraînement pour donner des résultats à terme concluants. C’est en tout cas ce que je vous souhaite. Je suis certain que nous aurons le plaisir d’en reparler en cours ou en formation.

Merci de votre attention sur ce sujet si passionnant où de multitudes d’approches et de travaux sont possibles.

Michel Teichet – PGA France

Ps. Je me souviens d’une interview du grand requin Greg Norman sur la préparation mentale. Il indiquait ne jamais avoir demandé de l’aide à un préparateur mental dans sa carrière.

« Pourquoi demander de l’aide à une personne qui ne joue pas aussi bien que moi ? »

Il poursuivit son propos en disant que c’était une erreur qu’il avait commise.

Car on ne demande pas à un préparateur de nous apprendre à jouer, on lui demande de l’aide pour SAVOIR MIEUX SE PREPARER.

Ce qui est totalement différent.

Cette anecdote est un bel exemple et pas des moindres qui illustre l’apport crucial des préparateurs pour contribuer à faire atteindre des performances, voire réussir des carrières. Que cela soit pour des débutants, des confirmés, ou pour les meilleurs professionnels.

En quoi consiste la préparation mentale au golf de façon concrète pour un amateur?
Et comment le mettre en pratique lors d’une séance d’entraînement ou un cours ?
De façon concrète cela dépend du niveau de la personne et des axes à améliorer clairement identifiés et codécidés.
Donc cela consiste en ce que l’élève a besoin et les points ne manquent pas.
Comment le mettre en pratique est plus facile sur le parcours par exemple avec un thème précis et pertinent à suivre qui contraint le joueur(se) à s’y prendre différemment de ses habitudes.
Pourquoi les amateurs finalement font peu de prépa mentale.
On a déjà des éléments de réponse.
1 au practice ils sont déjà suffisamment préoccupé par la distance, ou attelés à une tâche, –2 sur le parcours ils ont payé un greenfees ils ne vont pas perdre un greenfees à faire un thème pour le peu qu’ils l’ai accepté.
Car généralement en sport on n’aime pas faire ce dont on a besoin. Voilà un axe de réponse mais j’aurais pu te donner plusieurs réponses à tes deux questions.
Bonne soirée merci.

Les neurosciences pour le Golf

Au premier abord les neurosciences cela peut paraître assez complexe comme approche pour notre activité, le golf déjà si « mental ». Il n’en est rien. Les neurosciences sont tout simplement l’étude du système nerveux desquelles ressortent des observations sur nous-même extrêmement rationnelles.

En comprenant nos fonctionnements, nous sommes en mesure de mieux nous faire travailler nous-mêmes. Nous pouvons devenir coachs et en même temps assistants de nos propres progrès. Certes une autonomie complète reste illusoire mais au moins nous évitons les détours. Même si les raccourcis n’existent pas en sport, nous pouvons gagner en quelque sorte du temps.

Parmi les sujets abordés en stage ou en conférence :

Comment accélérer les apprentissages du swing et des coups ?

– Les différents types de mémoires – La mise en place balistique par notre cerveau – Les automatismes – Quels sont les outils préinstallés en nous et comment les mettre en première ligne – La gestion émotionnelle, mais également la gestion temporelle qui reste une des clés du succès – L’imagerie – La programmation des coups – Les routines – Les rétroactions – Les sensations – La concentration – L’attitude ou la météo mentale – Les algorithmes…et bien d’autres sujets encore que notre système nerveux aime mettre en musique.

Le swing dure deux secondes mais les neurosciences nous permettent de détailler ces deux secondes et de mieux les préparer. C’est un luxe qui de mon point de vue ne devait pas nous échapper. A ce jour en France les amateurs sont très ouverts sur le sujet. Ceux qui assistent aux conférences disent « enfin on y voit plus clair, on comprend mieux. Il est donc possible d’optimiser notre préparation ». Les Pros ont mis plus de temps à s’y intéresser.

Il est important de percevoir les neurosciences comme une compétence EN PLUS des existantes mais ne pas les envisager comme un « logiciel de remplacement ».Se référer à la science ce n’est pas comme utiliser une préférence d’intervention pour un swing. C’est simplement sécuriser ses actions, c’est moins hésiter pour faire progresser les autres ou soi-même. Enfin beaucoup d’idées reçues sont balayées, comme par exemple « laisser jouer son inconscient » « le swing c’est naturel pas la peine de penser » « jouer avec son instinct » « on ne doit pas penser technique sur le parcours »

Toutes ces imprécisions pour ne pas dire ces sottises sont mises à la casse !

Michel Teichet – PGA France

Renseignements : +33(0) 6 77 63 43 88 happyingolf@gmail.com ®photo couv : formation Pros PGA – Neurosciences & golf à Sophia Antipolis.

Laurent Jockschies (Professeur et coach sur le LET – Ladies European Tour) :

“Je connais Michel Teichet depuis bientôt 13 ans. Durant cette période, il n’a eu de cesse de rechercher les meilleures stratégies pour faire progresser ses élèves, se tournant naturellement vers les neurosciences, jusqu’à en devenir un véritable expert.

J’ai eu la chance d’être témoin de toutes ses recherches et surtout d’assister à ses conférences qui sont un must pour les enseignants de golf à la recherche de solutions concrètes et d’efficacité.

Comment mieux apprendre, pourquoi certains exercices sont inefficaces, quelles sont les procédures à suivre pour un mental fort, Michel Teichet balaye les idées reçues et donne les bases d’un enseignement moderne : communication, pédagogie, tactique de jeu, aucun compartiment n’est épargné. Des faits très concrets au service d’une programmation efficace des gestes et des coups.

J’ai eu l’opportunité durant ces 20 dernières années d’assister aux interventions des meilleurs spécialistes mondiaux, et je n’ai jamais assisté à une formation aussi concrète et directement utile pour un professionnel de golf.”

La formation avec Laurent JOCKSCHIES Putting Zone 

PREMIERE PARTIE
1. Présentation de PuttingZone et Geoff Mangum. Buts recherchés. Les compétences à acquérir en expertise de Putting.
2. Historique de l’enseignement du putting et références en coaching. L’évolution du putting des origines à nos jours.
3. Présentation des contenus PuttingZone : Touch-Stroke-Aim-Read

DEUXIEME PARTIE : CONTROLE DE LA DISTANCE
1. Tempo et gravité
2. Tempo et amplitude
3. Tempo et vitesse
4. Les ressources de notre corps pour doser
5. Les multiples façons d’apprécier une distance
6. Le core putt
7. Les perceptions physiques du dosage
8. Comment fonctionne le cerveau pour trouver la bonne amplitude
9. Les techniques pour maîtriser l’amplitude
10. Le fringe drill
11. Ajustement du dosage en montée, en descente, les plateaux, les longues distances
12. Relation entre grip et dosage
13. Relation entre posture et dosage
14. La recherche du dosage amène les préférences techniques

TROISIEME PARTIE : LA MECANIQUE DU PUTTING
1. Les principes physiques de l’impact
2. Ce que sait faire notre corps, et ce qu’il ne sait pas faire pour taper droit
3. Le réglage postural
4. Anatomie du grip
5. Les chaînes motrices du putting
6. Les perceptions corporelles
7. Les exercices pour taper droit
8. Les outils pédagogiques chemin/orientation
9. Centrage
10. Angle de frappe
11. Influences mécaniques sur la roule de la balle
12. Les fonctions motrices pour un impact droit
13. Analyse des exercices connus et autres outils pédagogiques
14. Les outils d’analyse (SPLab…)

QUATRIEME PARTIE : LA VISEE
1. Compréhension du mécanisme de la visée
2. Incidence de l’oeil moteur/directeur
3. Les particularités de la visée de profil
4. Exercices d’orthoptie
5. Visée et routine
6. Physiologie : comprendre les mécanismes régulateurs de la vision
7. Les outils pédagogiques pour viser

CINQUIEME PARTIE : LECTURE DU GREEN
1. Les techniques empiriques sont fausses
2. La notion de base-line
3. La notion de fall-line
4. Utiliser la base line et la fall line pour une lecture intuitive
5. Les techniques pour trouver la fall line
6. Les pourcentages de pente
7. La méthode « mathématique » pour trouver le point à viser
8. Quand l’intuition rejoint les mathématiques : l’exemple de la ligne droite
9. L’influence de la gravité sur les roules de balle
10. Les autres techniques : Vector, Aimpoint et Aimpoint Express
11. Routine et lecture
12. Les situations d’entrainement
13. Les outils pédagogiques

SIXIEME PARTIE : NOTIONS DE FITTING
1. Le joueur d’abord, le fitting ensuite
2. Problématique du putter
3. Loft et impact
4. Lie et impact
5. Centre de gravité et impact
6. Poids et impact
7. Influence du design
8. Influence de la répartition des masses
9. Equilibrage
10. La taille du putter
11. Les outils pour le fitting.

Une astuce « PuttingZone » pour taper droit.

L’idée est d’utiliser un Bic.

Posez le sur le sol en direction de ce que vous voulez viser.

L’arrière du Bic est arrondi, donc après la frappe si le Bic tourne à gauche c’est que la face était orientée à droite.

S’il tourne à droite, c’est que la face était orientée à gauche.

Le Bic aide aussi à avoir un angle de frappe tangentiel, ni descendant ni remontant, ce qui permet la meilleure maîtrise directionnelle.

LE DOSAGE DES LONGS PUTTS :

Quelques astuces PuttingZone pour vous aider à comprendre et gérer les problèmes de dosage des longs putts.

Le problème :
Au delà d’une certaine distance l’identification de la cible n’est plus nette. Lorsque vous regardez un trou à 2m, 4m, 5m, il est net, vous voyez nettement l’intérieur du trou, le contour etc. Au-delà d’une distance comprise entre 6 et 8m, cela ne devient en général plus le cas. Le cerveau n’identifie donc plus clairement la distance et la régulation de l’amplitude du mouvement est alors défaillante.

Des solutions :
– pour favoriser la régulation de l’amplitude, gardez toujours le même tempo pour tous vos putts. Ne frappez pas. Le corps ne dose pas en accélérant. N’ayez pas peur d’augmenter la taille du mouvement.
– placez vous si cela est possible au double de la distance du putt à jouer, (par exemple sur un putt de 8m, reculez encore de 8m, vous êtes donc à 16m).

De cette distance imaginez devoir putter en visualisant le mouvement, puis regagnez votre balle : la distance vous paraîtra immédiatement plus gérable.
-marchez la distance du trou à la balle en regardant la taille et la netteté du trou diminuer.
-placez vous à mi-distance entre votre balle et le trou et imaginez jouer la balle de cet endroit ; faites un swing d’essai de cet endroit pour cette distance, mémorisez la taille de ce mouvement puis regagnez votre balle.

Refaites le mouvement d’essai mémorisé comme si vous vouliez envoyer la balle à la moitié de la distance.

Puis rajoutez de l’amplitude sur un 2e mouvement d’essai en visualisant les 3/4 de la distance, puis rajoutez encore une fois la même chose directement sur la balle pour parcourir la bonne distance.

Ce système de fractionnement est également utilisé pour les greens avec différents plateaux.

Le dosage :
Ceci dit,le dosage reste la première habileté à acquérir et à maîtriser, c’est l’habileté de base, celle qui permet au corps de fonctionner avec les bonnes ressources.
Bien doser est un processus naturel et l’être humain est capable de bien doser,sauf qu’au putting,notre cerveau a besoin de percevoir comment ça roule par rapport à un effort donné, combien pèse le club et comment la gravité agit sur le balancier.
Pour justement arriver à bien doser,il faut être capable d’établir une relation entre la perception de comment se balance le club par rapport à l’influence de la gravité et le résultat obtenu, c’est à dire établir un réseau de relation entre l’amplitude, l’effort ressenti pour cette amplitude,le tempo lié à la gravité et la mémorisation de la roule produite.
Tout ça devrait passer par un apprentissage,sincèrement je pense qu’on ne peut pas y arriver tout seul, c’est toute une éducation,tout un cheminement et un développement personnel pour arriver justement à bien se servir de toutes ces ressources indispensables pour bien doser, à savoir le poids,la gravité et le tempo.

 Métronome = contrôle. Tempo naturel = pas de contrôle.

Donc pas de métronome
Le « Tempo naturel » sur lequel je règle le métronome et pas l’inverse. Et cela ne convient pas à tout le monde! C’est un peu comme si tu me disais un Musicien ne devrait s’occuper que de son tempo naturel, on peut avoir besoin d’aide ou de repères pour être régulier.
Et puis lorsque c’est pour des ados qui ne comprennent pas le tempo ou vitesse d’ exécution cela peut aider.

Le tempo naturel lié à une tâche motrice précise est utilisé des centaines de fois par jour avec la plus grande régularité sans qu’on est à rien mesurer du tout.
Quand tu déplaces un stylo de la position A pour le poser à la position B, le tempo naturel s’applique sans mesure. Il s’ajuste aussi naturellement en fonction de nos ressources du moment.