L’hypnose du sportif dans le golf -1

HYPNOSE (L'Equipe)

Vous n’êtes pas endormis, pas réveillés non plus.

Ce n’est pas de la méditation mais ça y ressemble.

En hypnose, on ne recherche pas une forme d’apaisement.

On se questionne, on fouille au plus profond de soi pour essayer de déterrer la réponse, la solution à la question ou au problème.

Celui qui est en cause dans la balle de match manquée ou dans le pénalty loupé.

Il n’y a pas de forme méditative ou philosophique en hypnose.

La discipline prétend être strictement médicale…

Il y a un an, Igor Kochkine, l’entraîneur du quadruple champion du monde et quadruple champion olympique de natation Vladimir Salnikov, dévoilait dans les colonnes de L’Équipe Magazine :

« Outre l’aspect physique, notre préparation intègre deux entraînements psychologiques sous hypnose par semaine. Il est nécessaire d’intégrer le programme dans le subconscient : on utilise une salle spéciale, l’hypnotarie, et un psychologue diplômé. »

Les apports de l’hypnose au sport de haut niveau

Bien qu’utilisée généralement dans un cadre thérapeutique, l’hypnose est un outil qui peut être employé dans le cadre de la préparation psychologique du sportif, chacune des deux pratiques accordant beaucoup d’importance aux « états modifiés de conscience ».

Hypnose Sport

L’hypnose n’est pas un outil « magique », c’est un travail progressif qui s’inscrit dans la durée et dont les techniques peuvent être dynamiques.

Chaque sportif naît avec un potentiel génétique déterminé, certains bénéficiant d’un potentiel supérieur à celui des autres. Sur ce point purement physique l’hypnose ne peut rien apporter.

Le vécu familial de l’athlète, culturel, l’environnement dans lequel il évolue, déterminent son profil psychologique, sa relation avec autrui et sa volonté de gagner. Certains sportifs sont de vrais guerriers alors que d’autres sont beaucoup plus effacés, moins combatifs. Si l’hypnose n’augmente pas la force physique, elle est en mesure de permettre au sportif d’améliorer ses possibilités avec son propre potentiel physique.

Le Golf et l’Hypnose

 tiger-woods golf hypnose Bayonne Biarritz
Tiger Woods disait que le jeu de golf est 90% mental. Et ce serait différant pour vous ?
Quelle attention accordez-vous vraiment à votre jeu mental? Et si vous pouviez réduire votre handicap? Et si vous pouviez faire un meilleur usage de l’enseignement professionnel?
Le golf est le seul sport où la balle est  immobile. Le mental du golfeur peut alors être perturbé par des pensées qui influenceront de manière négative son jeu. L’interaction entre le conscient et le subconscient est trop importante pour ne pas essayer de contrôler votre mental.
Vous pouvez le programmer pour améliorer votre jeu.
La Relaxation, la visualisation, la sophrologie, l’autohypnose et l’hypnose
sont des outils utilisés fréquemment et avec beaucoup de succès par les meilleurs sportifs. Ces techniques sont très simples à utiliser et très efficientes. Un minimum d’efforts pour un maximum de résultats.

Une méthode qui ne date donc pas d’hier et qui prend d’abord ses racines dans ce que l’on nomme de façon générique le training autogène, une vieille méthode de relaxation émanant d’un certain Docteur Schultz, spécialiste en psychiatrie et psychologie.

Le golf est le seul jeu où la balle est immobile laissant le temps de ‘penser ‘ avant de frapper au lieu de laisser agir ses ‘réflexes’.
Conscient et subconscient interagissent comme cela est expliqué plus loin. Au golf malheureusement le conscient a trop de temps pour perturber le subconscient !
Les étapes pour améliorer votre jeu grâce à l’hypnose

Choix d’une méthodologie :

L’hypnose sera encore plus efficace si elle est couplée à une technique d’apprentissage éprouvée. Pour un travail sur du long terme il est essentiel de combiner le mental et la technique.

La relaxation, la visualisation, l’ancrage :

Apprendre à se relaxer en quelques secondes pour rester fluide tout le temps.
Il est très important pour les golfeurs d’avoir une technique de relaxation très efficace. Ils pourront utiliser par exemple un ancrage quand ils seront sous pression sur le terrain de golf. L’ancrage est l’association d’une émotion à un stimulus extérieur.

Développer les routines :

Il faut en premier définir la routine appropriée à chacun. On peut intégrer un ancrage à une routine afin de l’automatiser. Cela permet de se concentrer à bon escient.

Mettre en œuvre des changements positifs :

Vous pouvez utiliser l’hypnose pour répéter mentalement les exercices et développer ainsi votre confiance.
L’inconscient peut rejouer un coup indéfiniment. Vous pouvez retravailler les coups perfectionnés pendant l’entrainement ou imaginer votre coup parfait.

S’approprier le green et les coups difficiles :

Pour être efficient tout le temps, sur le green, dans les bunkers ou pour les coups difficiles, en s’appropriant les routines adéquates.

Développer son mental :

Pour préparer une compétition et la gagner et tirer le meilleur parti de votre jeu quelques soient les conditions.
Les meilleurs joueurs sont ceux qui obtiennent de bons résultats même quand ils ne sont pas en forme.

Au golf on dit que le joueur est « in the zone » quand il est dans un état « piloté par le subconscient », totalement immergé dans son jeu. 

On a vu le rôle du subconscient qui est étonnant dans des cas simples du jeu de golf, par les techniques de visualisation. 
Sur le parcours il faut se montrer positif, gagnant, ne pas se décourager… L’auto suggestion/auto hypnose est là pour vous donner ces motivations positives, gagnantes…
Développer ces techniques peut nous aider.
 
La technique de visualisation en est une, très utile, développée dans la section, sous forme d’images mentales de golf. 
Par exemple vous vous voyez faire le même swing que votre joueur de golf préféré, vous imaginez la trajectoire de la balle…

La technique d’auto hypnose.

« On utilise en permanence de vieilles informations pour prendre de nouvelles décisions dans de nouvelles situations … »

 Pourquoi ?

Parce que si l’information que nous avions enregistrée à l’époque est négative, on ne pourra pas prendre une décision positive. C’est d’ailleurs sur ceci que se base l’autosuggestion : on suggère de nouvelles informations à notre cerveau pour lui demander de remplacer des informations négatives par des suggestions positives.

Disons que vous ayez envoyé la balle de golf dans l’eau au 8ème trou les 3 ou 4 premières fois que vous avez joué ce parcours. Quelques années plus tard lorsque vous retournez sur ce parcours vous commencez à éprouver peur et appréhension lorsque vous arrivez au trou numéro 8. Peut-être que votre niveau de jeu a progressé depuis cette époque mais vous ressentez quand même la pression.

La conscience enregistre toutes vos expériences dans votre subconscient. Votre conscience se repose alors sur cette information enregistrée pour prendre des décisions même les plus simples comme se couvrir lorsqu’on a froid.

Votre conscience contrôle aussi les mouvements volontaires. Votre subconscient régit les mouvements involontaires. Le subconscient consiste en une banque de souvenirs associés à des émotions. Il est constitué du cerveau, de la moelle épinière et d’un réseau de nerfs connecté sur l’ensemble du corps. Par conséquent chaque activité du corps est contrôlée par le subconscient.

La communication subconsciente est active que vous soyez éveillé ou endormi. Vous n’avez pas à commander consciemment votre respiration. Votre subconscient la contrôle … et à moins que vous ne forciez consciemment votre respiration c’est votre subconscient qui s’en charge… vous n’avez pas besoin d’y penser. Imaginez comment il vous serait difficile de vivre si vous deviez penser à chaque inspiration. Prenez une inspiration maintenant. Celle-ci était contrôlée par votre conscience. Si d’ici 2 ou 3 min vous remarquez à nouveau vos inspirations et expirations, c’est votre subconscient aura assuré votre respiration entre temps en réponse aux besoins de votre corps.

Tous les souvenirs de vos expériences passées présents dans votre subconscient sont aussi des souvenirs des émotions et de l’environnement de ce moment précis.

Le subconscient est mécanique, automatique et impersonnel, il fait ce pour quoi il est programmé. Lorsqu’il est programmé pour le succès, il agira pour réussir l’objectif. Lorsqu’il programmé pour l’échec « Je ne peux pas réussir à faire ça » il sera aussi efficace pour obtenir des résultats négatifs. Et c’est là que cela devient intéressant. Représentez vous votre subconscient comme un servomécanisme qui, par définition, est une machine faite pour automatiquement accomplir une action, atteindre un objectif, répondre à une solution.

Le subconscient répond aux consignes à la lettre en recherchant la réponse dans sa banque de souvenirs. Il accepte SANS OPINION NI JUGEMENT toutes les suggestions ou idées données par la conscience. Il ne peut pas distinguer le réel de l’imaginaire

 

Le principe :

se concentrer sur une chose en particulier et oublier tout le reste.

hypnose

L’hypnose, une imposture ?

Pas besoin de thérapeute pour pratiquer cette méthode.

L’état hypnotique n’est autre qu’un état induit par le patient lui-même et non par le praticien.

« L’hypnose n’est que de l’autohypnose, selon la méthode ericksonienne », déclare Laurent Gross, hypnothérapeuthe.

D’ailleurs, la plupart des méthodes de coaching modernes s’inspirent de Milton Erickson, père de la communication moderne et psychiatre américain du siècle dernier.

Impossible d’être préparateur mental sans s’appuyer sur la méthode éricksonienne… Jusqu’à ce que le coaching mental soit dissocié de ce qu’on appelle communément l’hypnose.
Après avoir regagné peu à peu ses lettres de noblesse aux États-Unis, la méthode commence volontiers à s’installer dans l’Hexagone et à s’implanter dans le milieu médical.

Laurent Gross rappelle d’ailleurs volontiers :

« Mon métier, c’est le soin. On utilise l’hypnose comme un outil. »

Spécialisé dans le choc psychotraumatique dû à un échec sportif traumatique par exemple, le thérapeute explique :

« Lorsque l’on reçoit le patient, on détermine d’abord avec lui quels sont ses objectifs, s’il doit préparer une compétition par exemple. Ensuite, on peut travailler sur la visualisation de l’événement traumatique pour nettoyer le traumatisme. Il faut en moyenne 3 à 5 séances pour un résultat satisfaisant.»

Un état naturel entre éveil et sommeil

« On vit tous des formes d’état d’hypnose plusieurs fois par jour à partir du moment où notre attention est captée par quelque chose »

Hypnose, méditation, sophrologie, relaxation…

Les outils pour modifier son état de conscience sont nombreux.

S’ils placent tous le patient dans un état intermédiaire entre l’éveil et le sommeil, la méditation ne laisse pas place à l’hyperréactivité contrairement à l’hypnose.

C’est Jonathan Bel Legroux, fondateur et directeur de Mental Sport * et intervenant au STAPS de l’UJF Grenoble en Master professionnel, qui nous explique que la différence entre ces différents outils est dans l’intention :

« On va méditer pour sortir de certaines pensées ou laisser venir d’autres pensées positives, on va rentrer dans l’état pour vivre le changement. En hypnose, on passe l’état pour créer un changement »

dénué de stress et de traumatismes.
La transe est peut-être plus profonde en hypnose… Nul ne le sait.

Mais contrairement à ce que l’on peut penser, l’hypnose est un état naturel.

« On vit tous des formes d’état d’hypnose plusieurs fois par jour à partir du moment où notre attention est captée par quelque chose, lorsque l’on regarde un film par exemple ou que l’on se répète une scène mentalement avant qu’elle ne se produise. »

Une chose est sûre : les sportifs connaissent bien mieux ces états que n’importent qui d’autre car ils sont habitués à se représenter une action avant même qu’elle ne se produise.Y.Se.

Chassez le stress et installez la joie de vivre

Gérer son stress, développer la joie de vivre, positiver, être optimiste… pour mieux réussir sa vie!
Le stress est d’abord une réaction d’adaptation de notre organisme à l’environnement et aux évènements.

Dans certaines circonstances, une dose de stress raisonnable va être stimulante et nous pousser en avant.

C’est par exemple le cas pour le sportif qui fait de la compétition.

Parfois, cependant, le stress sera inhibant, nous bloquera et empêchera d’avancer. I

l importe donc d’avoir des outils pour gérer ce stress et retrouver la joie de vivre.
Premier constat, ce n’est pas l’évènement lui même qui est important, mais comment je le reçois, l’interprétation que j’en fais.

Je peux par exemple « ressentir » le bruit sous mes fenêtres comme irrespectueux, et me laisser envahir par le stress, ou me dire « tant mieux, il y a de la vie autour de moi » … et m’en sentir heureux.

Or, le monde ne va pas changer pour moi, c’est donc moi qui dois m’adapter.
Nous savons que la « vision » que j’ai de la vie, hostile ou favorable, la place que je choisis d’accorder aux évènements, les mots que j’utilise pour les qualifier provoqueront du stress ou de la joie de vivre.

Le stress n’est pas une fatalité et vous pouvez apprendre à demeurer détendu … zen … cool… empli de joie de vivre.

La vie ne sera-t-elle pas alors bien plus agréable?

la-bible-de-la-preparation-mentale

Bibliographie

Les essentiels en psychologie sociale et neuroscience :

« Le libre arbitre et la science du cerveau » – Michael S. Gazzaniga – Ed. Odile Jacob

« Système 1 Système 2 : les deux vitesses de la pensée » Daniel KAHNMAN – Ed. Flammarion

« Comment notre cerveau crée notre univers mental » Chris FRITH – Ed. Odile Jacob

« C’est (vraiment ?) moi qui décide ? » Dan ARIELY – Ed. Champs Essais

« Le cerveau Magicien » – Roland JOUVENT – Ed. Odile Jacob

« L’erreur de Descartes : La raison des émotions » Antonio Damasio – Ed. Odile Jacob

« Le défi positif » Tihierry Janssen – Ed. LLL Hypnose, PNL et communication :

« La technique d’Erickson » Jeffrey Zeig – Ed. HetG

« Un cerveau pour changer » Richard Bandler– Ed. Interéditions

« Transe-formation » Richard Bandler et John Grinder – Ed. Interéditions

« auto-hypnose : un manuel pour le cerveau » Kévin FINEL –Ed. L’originel

« apprivoiser le changement » Kévin FINEL – Ed. Interéditions

« La méthode douce pour inspirer la bonne décision » R.H. THALER et C.R. SUNSTEIN – Ed. Pocket

« Tacticiens du pouvoir » Jay HALEY – Ed. ESF

« Chevaucher son tigre » Giorgio Nardonne – Ed. Seuil

« The Structure of Magic, tome 1 et 2 » John Grinder et Richard Bandler – Ed. SSB

« Le langage du changement » Paul Watzlawick – Ed. Points La préparation mentale dans le sport : En Français :

« Le mental des Champions : Comprendre la réussite sportive. » Hubert RIPOLL – Ed. Payot 2008.

« Le mental des coachs : manager la réussite sportive. » Hubert RIPOLL – Ed. Payot 2012  « Psychologie du Sport et de la Santé ». Greg DESCAMPS- Ed. De Boeck, 2011

« Psychologie du Sport et de la Performance ». sous la direction de Greg DESCAMPS Edition De Boeck, 2012

« Escalade et Performance », L. GUYON et O. BROUSSOULOUX. Edition Amphora 2004.  « Entrainement Mental du sportif », Hervé LE DEUFF, Edition Amphora, 2002.

« Entrez dans la zone », Damien LAFONT, Edition Amphora, juin 2011.

« Tennis : la préparation mentale , Les secrets du mental des champions » d’Antoni GIROD édition Bd Book 2009

“L’entraînement mental en rugby”, de Fabrice BROCHARD Editions Cépaduès 2001 En Anglais :

“Winning the Mind Game: Using Hypnosis in Sport Psychology », Tim Rowan, John H.EDGETTE Crown House Publishing 2003

“Sports Hypnosis in Practice: Scripts, Strategies and Case Examples”, Joseph TRAMONTANA Crown House Publishing 2011

“Mental Training for Peak Performance”, de Steven UNGERLEIDER, Rodale Books Edition, Septembre 2005. Revues et articles

« Questions à Christian TARGET : à propos de la préparation mentale ». Revue EPS n°304 – Janvier 2003

« Manuel de psychologie du sport tome 2 : L’intervention auprès du sportif » de Christine Le SCANFF, Paris, Editions Revue EPS, 2004.

«A la poursuite de l’excellence sportive:L’apport de l’hypnose au sport de haut niveau » .Article du docteur Guy MISSOUM. Hypnose & Thérapies Brèves, Hors Série n°1 Avril 2007.

« Manuel de psychologie du sport, tome 1 : Bases psychologiques de la performance sportive », de Jacques LA RUE, Hubert RIPOLL, Paris, Editions Revue EPS, 2004.